L’alphabétisation de la famille PONS #Généalogie30 Jour 2

En ce deuxième jour du Challenge30, j’ai longuement hésité entre vous présenter les plus belles signatures retrouvées au fil des actes (j’en fait la collection ^^) ou me pencher rapidement sur l’alphabétisation de la famille PONS. J’ai opté pour la seconde option. Il ne s’agit pas d’une grande étude, que j’espère mener ultérieurement, mais un petit aperçu des indications laissées par nos ancêtres.

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Les membres de la famille PONS étaient-ils instruits? Du moins, avaient-ils une éducation primaire? Savaient-ils lire ou à minima écrire?

La meilleure façon de procéder et d’ailleurs la seule que j’ai trouvée est de parcourir l’ensemble des actes de mariages et de naissance d’enfants de mes aïeuls. La signature et quelque fois la mention « sachant lire et écrire » me permettent de me faire une petite idée de l’alphabétisation des membres de mon arbre.  Mais quel niveau d’alphabétisation représente une signature? En sachant qu’un enfant est capable de reproduire quelques lettres, bien avant de savoir réellement lire ou écrire… Elle correspond au stade élémentaire.

La génération née sous Louis XIV semble avoir eu un peu d’éducation. Sur l’acte de mariage d’Anthoine PONS et d’Anne Marie CASTOR, le 5 décembre 1714, les signatures du marié, du père et du frère de la mariée sont inscrites en une écriture relativement fluide et peu hésitante.

Il y a une cassure pour les deux générations suivantes, contemporaines de Louis XV. Joseph et son fils Jean Joseph ne savent pas signer. Les données nationales à la veille de la Révolution donnent une alphabétisation de 47% pour les hommes et de 27% pour les femmes. Les parents de Jean François ne savent donc pas écrire, quant au père de Marie Anne, la graphie est hésitante, comparée à celle de ses enfants, qui semblent avoir bénéficié d’une éducation primaire, autant les garçons que les filles.

A partir de 1833, la loi Guizot impose aux villages de plus de 500 habitants d’ouvrir une école de garçons, et en 1836, propose à ces mêmes communes d’ouvrir une école pour filles. A cette date, Saint Saturnin lès Apt, village où les PONS sont établis compte 5 instituteurs: 1 communal, 2 instituteurs libres et 2 institutrices.

La Loi Falloux de 1850 oblige les villages de plus de 800 habitants à ouvrir une école pour filles. Le nombre d’instituteurs passe à 6 dont 1 institutrice et 2 religieuses.

Vers 1875, ces lois montrent des résultats probants puisque l’alphabétisation moyenne sera de 78% pour les hommes et de 66% pour les femmes. St Saturnin possède alors 7 instituteurs. En 1891, leur nombre grimpe à 10 (dont 5 femmes).

A la génération suivante, l’alphabétisation semble acquise.

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L’étude des signatures est passionnante et apporte son lot d’informations: émotion face au notaire ou devant le maire le jour des noces, vieillesse et fatigue sur un testament, alphabétisation, volonté de se démarquer par des fioritures ou encore lettres bâtons difficilement tracées. Laissons les nous parler….

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